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Portrait de Frédéric, maître hydromellier-distillateur — Miellerie King

Derrière chaque bouteille d'hydromel ou de spiritueux de la Miellerie King, il y a Frédéric. C'est lui qui décide comment le miel de nos ruches devient, des mois plus tard, un verre qu'on a envie de partager. Voici son histoire — et pourquoi elle explique une bonne partie de ce qu'on retrouve dans nos bouteilles.



Frédéric devant l'alambic
Frédéric devant l'alambic

Des tests de bière maison à la première cuve d'hydromel


Tout n'a pas commencé avec un grand plan d'affaires. Au tout début, Frédéric s'amusait avec l'un de ses amis et son frère René à faire des tests de bières artisanales — le genre de projet qu'on fait pour le plaisir, sans autre ambition que de voir ce que ça donne. C'est cette curiosité-là, appliquée cette fois au miel de nos propres ruches, qui a mené à son premier hydromel en 2018.


Deux ans plus tard, en 2020, il franchissait une nouvelle étape en se lançant dans la distillation de spiritueux. Entre les deux, il n'y a pas eu de rupture : c'est la continuité logique d'une même passion pour transformer ce que nos abeilles récoltent en quelque chose qu'on peut mettre en bouteille.


Frédéric et René fabriquant leur première cuvée d'hydromel de 1000 litres à la Miellerie King
Frédéric et René fabriquant leur première cuvée d'hydromel de 1000 litres à la Miellerie King

Un parcours d'abord autodidacte, puis formé


Frédéric n'est pas arrivé à ce métier par une école ou un programme tout tracé. Il a d'abord appris par lui-même, à force d'essais — sa propre façon de comprendre comment le miel se comporte en fermentation, ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. C'est seulement après ces premières expériences qu'il a suivi une formation en brassage à Saint-Hyacinthe. Il a également épluché la littérature disponible sur le monde des hydromels tant en français qu'en anglais. Puisqu'aucun écrit n'existait sur la distillation de l'hydromel pour en faire des spiritueux, ses premiers tests en la matière ont grandement emprunté à la littérature des alcools élaborés du grain à la bouteilles. Ensuite, quelques années plus tard, il s'est inscrit à l'Institut brassicole du Québec pour suivre une formation en distillation pour approfondir et structurer ce qu'il avait déjà commencé à découvrir sur le terrain.


Frédéric en train de prendre un échantillon
Frédéric en train de prendre un échantillon

Dans ce parcours, une rencontre a compté plus que les autres : celle de Matt Strickland, une sommité reconnue dans le domaine, qui l'a accompagné pour pousser son savoir-faire de la matière première à la bouteille encore plus loin. Frédéric est même allé se perfectionner en Écosse — un passage obligé pour quiconque veut comprendre la distillation à la source, dans un pays où ce savoir-faire se transmet depuis des générations.


Frédéric recoit son diplôme en Écosse
Frédéric recevant son diplôme suite à sa formation en Écosse

Une signature : expérimenter, et faire parler le terroir


Ce qui distingue le plus Frédéric, c'est son goût pour l'expérimentation. Il ne cherche pas à reproduire une recette figée : il teste, ajuste, recommence, avec l'idée constante de voir jusqu'où on peut pousser un produit. Mais cette liberté créative reste ancrée dans une priorité claire — mettre en valeur le terroir du Centre-du-Québec. Chaque hydromel, chaque spiritueux qui sort de sa cuve ou de son alambic est pensé pour raconter quelque chose de la région : le miel de nos ruches, la flore d'ici, le travail d'une équipe qui transforme tout, de la ruche jusqu'à la bouteille.


Frédéric et ses enfants en train de filtrer un hydromel
Frédéric et ses enfants en pleine activité de filtration

C'est cette combinaison — un parcours bâti sur l'expérience avant la théorie, complété par un vrai souci de rigueur, et une volonté constante d'innover sans perdre de vue d'où vient le produit — qui explique pourquoi nos hydromels et nos spiritueux ne ressemblent à aucun autre.


Frédéric en train de déguster un spiritueux
Frédéric en train de déguster un spiritueux


Venez le rencontrer (ou du moins, goûter son travail)

Lors de vos visites à Kingsey Falls, c'est le résultat du travail de Frédéric que vous dégustez, verre en main. Chaque bouteille porte un peu de ce parcours : des premiers tests de bière maison jusqu'à un savoir-faire perfectionné jusqu'en Écosse. Vous aurez ainsi la chance de goûter à l'un des rares alcools élaborés à 100% à partir de miel pur.





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